Aujourd’hui c’est l’anniversaire de l’instauration de l’État de siège en Pologne (13.XII.1981-22.VII.1983).

 

Pour ceux qui sont intéressés par le sujet, je conseille de consulter ces quelques sites :

 

http://www.ina.fr/fresques/jalons/notice/InaEdu01618/l-etat-de-siege-en-pologne

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_de_si%C3%A8ge_en_Pologne_1981-1983

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Martial_law_in_Poland (en anglais)

 

A cette occasion, je voudrais vous présenter une chanson d’un chanteur polonais, maintenant malheureusement assez oublié, dont les chansons ont beaucoup contribué à la lutte contre le communisme en Pologne. Il s’appelait Jacek Kaczmarski et est mort il y a 5 ans.

La chanson « A my nie chcemy uciekać stąd »  a été inspiré par une vraie incendie d’un hôpital psychiatrique. L’incendie a servi à Kaczmarski d’une allégorie de l’attitude des plusieurs opposants polonais qui malgré les répressions graves et le risque de perdre la vie ont refusé de fuir leur pays.

 

La personne qui chante c’est Przemysław Gintrowski, un ami de Kaczmarski, aussi chanteur et poète engagé :

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=aoexGpt973A

 

  Jacek Kaczmarski

Nous ne voulons pas fuir d’ici !

 

Notre grande maison s’est mis en feu

La fumée torpille des cordes dans les couloirs

Il fait nuit noire et profonde

Les rats enflammés fuitent les caves

 

Je crie par la fenêtre, mon front creuse le vitre

Je crée une brèche dans la braise avec mon haleine

Celui qui m’entend me prend pour un fou

Il crie : De quoi tu rêve encore, dingue ?

 

Alors je serre la grille chauffée à blanc

Je vois mon visage, visage maudit

Mon voisin à coté regarde avec intérêt

Comme sa camisole de force prend feu

 

Mais la plupart dort encore et sourit à leurs rêves

Et celui qui se réveille ne croit pas au réveil

La crie dans les salles assourdies ne connaissent pas d’écho

La terreur se tait sur le gril de lits

 

Ceux enchaînés par le feu de matelas

Augurent les mots de leur vie

Le plancher brûle sous nos pieds

La pluie de flammèches rouges tombe sur nos têtes

 

La fumée dense, un étranger se glisse dedans

Et nous somme coincés dans un coin de la salle

- Par ici ! – il crie. – Allez au diable ! 

Et nous ne voulons pas fuir d’ici !

 

Et nous ne voulons pas fuir d’ici !

Nous crions dans la colère et dans l’humilité

Notre grande maison s’est mis en feu !

La maison pour les mentalement malades !

 


 

et en polonais :

  A my nie chcemy uciekać stąd



Stanął w ogniu nasz wielki dom
Dym w korytarzach kręci sznury
Jest głęboka, naprawdę czarna noc
Z piwnic płonące uciekają szczury

Krzyczę przez okno, czoło w szybę wgniatam
Haustem powietrza robię w żarze wyłom
Ten co mnie słyszy ma mnie za wariata
Woła - Co jeszcze świrze ci się śniło?

Więc chwytam kraty rozgrzane do białości
Twarz moją widzę, twarz w przekleństwach
A obok sąsiad patrzy z ciekawością
Jak płonie na nim kaftan bezpieczeństwa

Lecz większość śpi nadal, przez sen się uśmiecha
A kto się zbudzi nie wierzy w przebudzenie
Krzyk w wytłumionych salach nie zna echa
Na rusztach łóżek milczy przerażenie

Ci przywiązani dymem materacy
Przepowiadają życia swego słowa
Nam pod nogami żarzą się posadzki
Deszcz iskier czerwonych osiada na głowach

Dym coraz gęstszy obcy ktoś się wdziera
A my wciśnięci w najdalszy sali kąt
Tędy! -krzyczy - Niech was jasna cholera!
A my nie chcemy uciekać stąd!

A my nie chcemy uciekać stąd!
Krzyczymy w szale wściekłości i pokory
Stanął w ogniu nasz wielki dom!
Dom dla psychicznie i nerwowo chorych!



 Je crois que la chanson est assez claire, même si ma traduction n’est pas la meilleure. Pourtant, je suis bien conscient que l’interprétation peut fortement varier rselon la personne qui l’écoute, surtout pour un francophone qui ne doit pas nécessairement posséder une grande connaissance sur la réalité communiste du PRL (République populaire de Pologne) et sur les répercutions de l’Etat de guerre.

Alors, si je ne donne pas de précisions sur certains passages peut-être pas claire c’est pour vous donner la possibilité de les découvrir vous mêmes.  Et puis, on peut les discuter ensemble, selon besoin...

 

 

 

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